Xerox lance le centre mondial du jet d’encre !

Un parfum « corporate », à l’américaine, planait mercredi soir sur les locaux de l’entreprise Impika, spécialiste de l’impression à jet d’encre, rachetée en 2013 par Xerox. Ursula Burns, PDG du géant américain, a posé aux côtés des salariés de l’ex-PME aubagnaise, pour immortaliser le lancement du centre mondial du jet d’encre du groupe, désormais basé dans la cité de Pagnol, en marge d’une conférence très spécialisée sur cette technologie.

Ursula Burns, PDG de Xerox, est venue à Aubagne inaugurer le centre mondial du jet d'encre base aqueuse du groupe, aux côtés de Jeff Jacobson, et de Paul Morgavi, l'un des fondateurs d'Impika. PHOTO M.-C.B.

Ursula Burns, PDG de Xerox, est venue à Aubagne inaugurer le centre mondial du jet d’encre base aqueuse du groupe, aux côtés de Jeff Jacobson, et de Paul Morgavi, l’un des fondateurs d’Impika. PHOTO M.-C.B.

Fondée il y a 12 ans à peine par une poignée d’anciens de Gemplus qui ont mis à profit la technologie du jet d’encre sur carte à puce, Impika, désormais partie intégrante de Xerox, a créé une nouvelle salle de production, passant de 3 000 à 8 500 m², et embauche 35 personnes supplémentaires, pour atteindre les 95 salariés, déjà recrutés pour la moitié d’entre eux, qu’ils soient techniciens, ingénieurs en électronique, en chimie, en mécanique, en informatique…

« Je ne pouvais pas être ailleurs qu’ici », indiquait Ursula Burns, consacrée 9ème des 50 femmes les plus puissantes du monde en 2010 par le magazine Forbes, avant de couper le ruban symbolique. « C’est un marché très important, un segment de croissance », expliquait-elle encore au sujet du jet d’encre, cette technologie qui manquait à Xerox. « Nous avions commencé à faire de la recherche et du développement mais cela allait coûter beaucoup d’argent et prendre du temps, du coup nous avons préféré acheter Impika », indiquait Jeff Jacobson, président de Xerox graphic communications operations, qui a finalisé le rapprochement entre les deux entreprises.

« Cette acquisition a été un fantastique booster », analyse Paul Morgavi, désormais patron de Xerox jet d’encre dont les machines s’exportent aujourd’hui dans le monde entier, du continent américain à l’Australie en passant par la Russie. Mais c’est surtout un « contre exemple » de délocalisation que les deux hommes souhaitaient mettre en avant mercredi. Loin d’être vidée de sa substance en intégrant Xerox, la petite aubagnaise Impika est désormais consacrée comme un centre mondial de pointe dans la technologie du jet d’encre.

« L’objectif est de combiner le meilleur des deux compagnies, de mixer les deux cultures, nous avons même intégré de l’ingeniering Xerox sur des projets de développement », estiment les deux hommes dont le prochain défi sera de s’attaquer au marché de l’impression sur emballages, qu’Impika avait déjà exploré. La technologie du jet d’encre a encore de nombreux territoires à conquérir.

Source: La Provence

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